Ce nouveau confinement va faire rechuter l’activité mais de façon moins forte et plus concentrée que le premier (-12 % vs -31 %)

Notre enquête mensuelle de conjoncture a été menée entre le 28 octobre et le 4 novembre auprès de 8 500 entreprises ou établissements. Elle fournit une première photographie de l’impact du couvre-feu instauré le 17 octobre, ainsi que du nouveau confinement, le 30 octobre (avec 90 % des réponses obtenues après cette date).

Sur le mois d’octobre, l’activité reste à peu près stable par rapport à septembre (– 4 % vs 3,5 % en septembre) dans l’industrie, le bâtiment et les services, à l’exception, sans surprise, d’un repli déjà sensible dans la restauration et l’hôtellerie. Ce que nous apprend l’enquête mensuelle, c’est que les entreprises s’attendent à un faible recul en novembre dans l’industrie, la construction et les services aux entreprises. En revanche le repli serait beaucoup plus marqué dans les autres services : le coût économique viendrait principalement de la fermeture des commerces non essentiels, de la restauration, d’une partie des transports et des loisirs.

Comme le montre le graphique suivant, nos projections de croissance sont à la baisse pour le mois de novembre mais de façon plus limitée et concentrée sectoriellement que lors du premier confinement. En effet, l’écart d’un peu moins de 20 points de pourcentage entre la perte de PIB d’avril (– 31 %) et celle estimée pour novembre (– 12 %) s’expliquerait pour près des trois quarts par les secteurs peu impactés par le confinement de novembre (industrie y compris agro‑alimentaire et énergie, construction, services financiers, services aux entreprises qui sont compris dans les « autres services marchands »), et pour un quart par un moindre impact sur les services non marchands.

Sur la base de cette estimation, comme l’a expliqué François Villeroy de Galhau sur RTL, la récession en 2020 serait comprise entre – 9 et – 10 % selon les hypothèses que l’on retient sur la durée et les modalités du confinement d’ici la fin de l’année.

Pour plus de détails, voir notre point mensuel de conjoncture.